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Le glossaire papier

Acidité: les acides dégradent les papiers, les fragilisent en provoquant des taches. C'est pourquoi, non seulement le papier est fabriqué en milieu basique grâce à la qualité de l'eau extrêmement pure qu'il utilise, mais les protège aussi de l 'acidité provenant de l 'extérieur en rajoutant une réserve alcaline neutralisante (carbonate de calcium). L'acidité d'un papier se mesure par le niveau de pH. Un pH 7 est appelé pH neutre. La réserve alcaline fait monter le pH à environ 8,5.

Azurant optique : colorant fluorescent qui donne au papier un blanc éclatant et atténue la dominante jaune de la fibre de cellulose.

Bords à la forme (ou bords frangés): lorsque le papier était fabriqué à la main, on déposait la pâte diluée dans de l'eau sur le tamis, et on la laissait s'égoutter. On ne recoupait pas les bords naturels du papier qui restaient irréguliers. Aujourd'hui le principe est le même, mais le tamis est fixé sur la forme ronde, d'où l'expression de �bords à la forme�.

Bristol: définit des cartes lisses et souvent contrecollées comme fabriquées anciennement à Bristol en Angleterre. Les meilleures sont bien collées et ont un épair fondu.

Carton Bois: carton composé de pâte mécanique pour sa plus grande partie. S'utilise quand il n'est pas visible (encadrement).

Cellulose : fibres constituant la pâte à papier tirées essentiellement du bois, après élimination de la lignine.

Charge: introduite(s) dans le papier (écriture impression). Leur vocation est d'accroître l'imperméabilité, l'opacité et leur stabilité dimensionnelle. Elles diminuent la résistance mécanique du papier. La charge la plus utilisée est le kaolin. Les autres charges moins utilisées sont le talc, l'oxyde de titane.

Chiffon: papier fabriqué à partir de pâte comportant une part de chiffon pur. La proportion comportant une part de chiffon pure caractérisant un papier �chiffon� est variable selon les pays.

Collage: Addition d'amidon ou de gélatine soit dans la pâte soit à la surface du papier pour limiter la pénétration des liquides (encre, aquarelle, gouache) et des pigments au coeur du papier.

Collé 4 côtés (ou tendu): se dit d'un bloc de papier dont les feuilles sont collées ensembles sur les 4 côtés ce qui les tend et les empêche de gondoler. Ces blocs sont très utiles pour le travail en extérieur surtout si l'on choisit une technique très humide.

Contrecollé: nom donné au matériau rigide obtenu par le collage sur une ou deux surfaces d'un papier sur un carton.

Coton: (linters) fibres de cellulose pures (98%) tirés des linters partie courte de la fleur de coton restant après l'enlèvement des fibres longues à usage textile. Son prix en limite l'utilisation à certains papiers de qualité supérieure. Le coton est extrait d'une plante, le cotonnier, qui peut atteindre à l'état sauvage jusqu'à 7 m de haut. Deux mois après sa plantation, les branches se couvrent de fleurs qui, une fois fanées, se transforment en flocons de coton. Les flocons de coton contiennent des graines entourées de fibres blanches. Ces fibres blanches sont retirées mécaniquement de la graine de coton pour obtenir du "Linters" appelé également "bourres". C'est le linters qui est utilisé pour la fabrication du papier. Ses fibres sont longues (2 à 3 mm) et très résistantes. Il se présente sous forme de flocons qui serviront à la production de la pâte à papier. Pour des raisons pratiques, le linters de coton est transformé en feuille puis stocké en balle.

Couché: papier ayant reçu une couche d'enduit sur sa surface, généralement du kaolin (mais aussi carbonate de calcium, sulfate de baryte), pour des tracés plus fins et plus précis. Surface peut être brillante ou mate. Pour le dessin elle offre la possibilité de correction par grattage.

Epair : aspect de la structure d'une feuille de papier vu par transparence. Cet aspect peut être "uni" ou "fondu", il peut également être "nuageux" si la répartition des fibres ne présente pas le même degré d'homogénéité. L'épair est l'uniformité de formation de la feuille, donc l'uniformité de la répartition des fibres dans la feuille. Un bon épair augmente l'opacité de la feuille et améliore son comportement lors de l'impression.

Filigrane: Le filigrane est un dessin reproduit au coeur de la feuille de papier, et qui est visible par transparence. Il résulte en fait d'une différence d'épaisseur de la pâte à papier au sein de la feuille à l'endroit du motif. A l'origine, c'est la signature, la griffe du papetier,son authenticité, son histoire. La réalisation d'un filigrane nécessite une technique extrêmement minutieuse, fruit d'un long travail artistique de précision mais avant tout du savoir-faire du maître-papetier empreinte d'un motif ou d'un texte réalisé à la fabrication dans l'épaisseur même du papier. C'est un motif dessiné en creux dans la pâte avec un fil de laiton fixé sur le tamis de la machine. On l'aperçoit en transparence car le papier, est moins épais à cet endroit.

Fongicide: traitement permettant au papier de ne pas moisir à l'humidité

Forme: papier obtenu par récupération de la pâte dans une cuve, à l'aide d'une sorte de tamis au format de la feuille, la �forme�. Après l'essorage, les feuilles sont compressées entre les feutres puis finalement séchées à l'air.

Forme ronde: La machine forme ronde est une machine très traditionnelle, de plus en plus rare de nos jours et dédiée à des papiers très spécifiques. Sur cette machine, la feuille de papier se forme sur un gros cylindre partiellement immergé dans une cuve où la pâte � à l'état liquide � est maintenue au niveau voulu. Les fibres sont retenues sur la partie du cylindre qui émerge et un feutre appliqué sur ce tambour rotatif entraîne le tapis fibreux humide au fur et à mesure de sa formation, matelas qui devient une feuille de papier. Cette feuille passe ensuite dans la section presse puis dans les cylindres sécheurs .

Grain:
adouci, fin, moyen, torchon, le grain est l'empreinte laissée par le contact des feutres de la machine à papier. Plus le choix de grains est large, plus l'artiste peut jouer avec les qualités des surfaces pour varier les effets.

Gélatinage : La gélatine naturelle protège les fibres de coton et empêche les pigments de s'enfoncer au coeur du papier.

Grammage: masse par unité de surface d'un papier ou d'un carton. Elle est exprimée en grammes par mètre carré (ex: 80 g/m2). Un papier 300 g pèse 300 g au m2. Plus le chiffre est élevé plus le papier résiste à des couches successives de  peinture.

Kaolin: Variété d'argile blanche très pure utilisée comme charge dans la pâte ou dans le mélange destiné à recouvrir les papiers couchés.

Lavis: le lavis est une peinture à l'eau qui s'apparente à l'aquarelle souvent utilisée avec des encres. D'une façon générale le papier pour lavis, ne doit pas être trop glissant, mais aussi blanc que possible. Ni trop fort, ni trop mou, il exclut l'utilisation d'un papier trop mince. Si les papiers pour l'aquarelle conviennent parfaitement on peut aussi utiliser des grammages plus forts.

Lisse: en fin de fabrication sur table plate, une lisse, jeu de rouleaux en fonte, écrase et lisse la surface du papier. Le papier peut aussi être lissé dans une calandre, sorte de laminoir en dehors de la machine.

Main: Cette expression sert à désigner un papier qui a du corps et de la tenue. En pratique pour obtenir la main d'un papier il suffit de calculer: épaisseur en microns / grammage en g/m2. 25 feuilles.

Marouflage: de maroufle colle forte � Coller une toile peinte sur un mur, un panneau de bois, une toile plus forte. On maroufle également un papier sur de la toile

Marquage: Il signe le papier, l'identifie et garantit son authenticité. Les différents procédés sont le marquage à la molette, le timbrage à sec et le filigrane.

Pâte à papier composée de fibres végétales :
Pour l'élaborer, on broie les fibres dans l'eau puis on égoutte la pâte sur un tamis, on l'essore et on sèche les feuilles.

PH Neutre: se dit d'un papier fabriqué sans acide qui se conservera parfaitement dans le temps et dont les couleurs conserveront leur éclat.

Rame: 500 feuilles (20 mains).

Satiné: qualifie l'aspect d'un papier lisse sans gain, et non brillant (ressemblant au satin).

Table plate: Machine à papier traditionnelle sur laquelle la feuille de papier est formée par égouttage sur une toile horizontale. La table plate permet une production plus rapide que celle sur forme ronde. Les fibres de la feuille s'orientent dans le sens de la marche de la machine.

Teinté dans la masse: pour colorer un papier on peut introduire les colorants dans la pâte ou simplement en surface dans une phase ultérieure de la fabrication. La différence est visible lorsque l'on déchire la feuille: le papier coloré dans la masse a la même teinte en surface et en son coeur.

Velin: à base de chiffon apparu vers 1770, son nom vient du latin velum (veau), dont la peau permet la confection des parchemins les plus fins. C'est un papier lisse ou à grain, sans vergeures.

Vergé: papier comportant des filigranes constitués de fines lignes parallèles appelées �pontuseaux� et en perpendiculaire, moins marquées les �vergeures� (dire verjures). Les premiers papiers étaient tous vergés. L'Ingres est une des qualités de papier vergé, introduite par le peintre Ingres.

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