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l'Atelier Géant

Le pastel

Origine du pastel
L'origine du pastel remonterait à la préhistoire. Le procédé employé par les artistes des peintures rupestres, bien que rudimentaire, est très proche de la fabrication des pastels actuels, mélanges d'argile et de couleurs obtenues avec des terres, des os calcinés ou noir de fumée.

Fabrication
La première recette de fabrication du pastel se trouve dans un ouvrage français de 1574, où elle est décrite par Grégorius dans le Syntaxium Artis Miserabilis. Les procédés modernes ne sont guère différents, seuls les pigments végétaux ou minéraux ont été remplacés par des pigments de synthèse et les liants, gomme adragante, gomme arabique, miel, lait ou savon ont été remplacés par des résines chimiques. Les pastels secs sont fabriqués selon le même principe que les couleurs picturales : ils sont d'abord une pâte obtenue avec de la craie blanche (Kaolin, blanc d'Espagne, talc calciné) broyée finement et diluée avec de l'eau. On y ajoute des pigments mélangés à une légère quantité de liants gomme arabique, adragante ou résine jusqu'à obtention d'une pâte qu'on malaxe dans un pétrin qu'on croirait emprunté au matériel d'un artisan boulanger. Le mot "pastel" tire vraisemblablement ses origines de l'italien "pasta" qui signifie pâte. Tout comme pour la peinture, la recette revêt une importance fondamentale : le dosage et l'ordre d'incorporation des différents ingrédients sont cruciaux. Cette pâte est formée en long cylindre en continu par une extrudeuse et est coupée à la longueur des pastels. Les bâtonnets sont ensuite séchés durant plusieurs jours, il ne reste plus qu'à les habiller d'une étiquette.

Chaque fabricant garde le secret de sa fabrication, les différentes qualités de pastels sont en effet les résultats de précieux "savoir-faire". Au fil des siècles, le papier le plus apprécié des pastellistes a toujours été le Mi-Teintes de Canson. Il permet en effet d'obtenir les nuances les plus délicates et les plus subtiles.

A la fin du XIXe siècle, les pastellistes travaillaient aussi sur des papiers "pumicifs", c'est-à-dire enduits de poudre abrasive (sable de Fontainebleau). Aujourd'hui, ces supports qui usaient les doigts des pastellistes, sont heureusement remplacés par le Pastelcard, enduit de poudre végétale beaucoup moins abrasive.

Le pastel sec requiert l'utilisation d'un fixatif pour bien fixer les pigments de couleur sur le support et assurer une parfaite homogénéité de l'oeuvre. Celui-ci peut s'utiliser à divers stades du travail et lors de la finition, mais toujours avec une grande prudence. Matière très polyvalente, le pastel sec s'harmonise avec de nombreuses techniques, notamment l'aquarelle, ce qui vous offre une
richesse de nuances et d'effets incomparable. Technique de prédilection de Degas, Toulouse Lautrec, Puvis de Chavannes et Quentin de La Tour, le pastel est probablement le médium le plus proche de l'artiste, il fait corps avec lui, c'est une matière sensuelle, qui se pose sur le support sans intermédiaire ; l'artiste juge immédiatement la qualité des effets obtenus. En outre, le pastel offre une immense gamme de teintes, qui, à elle seule, est déjà une oeuvre d'art.

Tous les pastellistes se servent des différentes marques de pastel, qui ont chacune leurs qualités.

Les pastellistes contemporains, Daniel E. Greene, Gwenneth Barth, Nathalie Picoulet, Ken Paine, Jacques Ousson, Patrick Martin, Margaret Glass, sont en train d'écrire une nouvelle page de l'histoire prestigieuse de l'art du Pastel.

Nous remercions sincèrement la Société des Pastellistes de France pour ses précieuses informations, Nathalie Picoulet, Patrick Martin et les pastels Unison pour les illustrations de cette page.

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