fabrication du papier sur table plate
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La progression irrésistible des techniques de fabrication du papier va mener à l'invention de la première machine à papier en continu en 1799.
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Louis-Nicolas Robert, alors employé de la papeterie d'Essonnes, fut l'instigateur de cette avancée merveilleuse. Il lança l'idée d'une machine gérée par des ouvriers pour fabriquer le papier en continu. Louis-Nicolas Robert réussit à obtenir l'aval du gouvernement et un brevet le 18 janvier 1799.
La machine à table plate a succédé, dans le courant du XIXe siècle, à la machine à papier en continu de Louis-Nicolas Robert. Le principe de fonctionnement demeure toutefois inchangé : cette nouvelle machine intègre également une toile métallique et des cylindres sécheurs. L'encollage du papier dans la masse ou en surface, l'augmentation significative de la cadence de production et l'utilisation de l'électricité sont les progrès majeurs qui ont marqué cette transition.
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elle se compose de 5 sections
La caisse de tête, dans laquelle on introduit le mélange de pâte et d'eau, la table de formation, composée d'une toile métallique pour l'égouttage, la section de presse, où la feuille est comprimée entre des cylindres, la sécherie, composée de gros cylindres chauffés à la vapeur, et enfin le système d'enroulage qui constitue la bobine de papier.
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composition de la pâte à papier
Comme nous l'avons vu dans la partie vous donnant quelques conseils pour fabriquer vous-mêmes du papier, il s'agit en fait de mélanger la pâte à papier avec une grande quantité d'eau (entre 95 et 97 %). La pâte à papier est fabriquée à partir de fibres de cellulose issues du bois (chutes de scierie, éclaircies). Les fibres de cellulose sont séparées de la lignine par un procédé mécanique ou chimique. La longueur des fibres obtenues déterminera la résistance du papier : Les fibres longues (issues des résineux) sont utilisées pour un papier fort tandis que les fibres courtes (issues des feuillus) composent un papier de luxe destiné à recevoir un beau filigrane. Le coton est également utilisé, mais pour un certain type de papier. En effet, les fibres de coton sont beaucoup plus chères (jusqu'à 6 fois) que les fibres de cellulose. Dans le pulpeur, on ajoute aux fibres de cellulose du carbonate de calcium qui améliore la blancheur du papier et favorise l'écriture. Le Kaolin ou le talc sont d'autres possibilités de charge minérale. Dans ce mélange sont également introduits de la colle pour lier les fibres et des colorants ou des azurants optiques pour optimiser la blancheur. Il faut ensuite procéder au raffinage de ce mélange : le raffinage est obtenu par cisaillement et frottement des fibres entre des lames métalliques. Cette phase décisive va conférer au papier sa résistance et son aspect fondu.
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après le raffinage
La pâte est épurée, c'est-à-dire débarrassée de ses impuretés, par centrifugation (épurateur tourbillonnaire) et sous pression (épurateur à tamis). La pâte épurée est ensuite déversée dans la caisse de tête qui va la répartir uniformément sur la table plate pour former la feuille. Cette table est recouverte d'une toile qui va permettre une première évacuation de l'eau par égouttage et conduire à la formation de la feuille. Éventuellement, la feuille va passer sous un rouleau qui va marquer l'intérieur du papier. Les feuilles passent entre des cylindres de pressage � section de presse �, recouverts de feutres en laine recueillant l'eau et donnant la structure de la feuille en marquant la surface, puis entre des cylindres de séchage chauffés à la vapeur (plus de 100°) � la sécherie � qui vont permettre d'évaporer l'eau que la force mécanique des cylindres de pressage n'a pas permis de retirer. À la fin de cette étape, le papier ne contient plus que 3 � 4 % d'eau.
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la size press
Egalement appelée presse encolleuse, va permettre d'appliquer de l'amidon ou de la gélatine sur la feuille. La feuille passe dans un bain d'amidon qui va la rendre imperméable et lui donner d'excellentes caractéristiques pour l'écriture, l'impression et le dessin. Cet encollage va ensuite être séché et le papier va passer car des cylindres refroidisseurs. Il faut en effet éviter qu'il ne s'enroule chaud dans la bobine et faire en sorte de préserver sa forme plane. À la fin du �circuit�, des lisses vont peaufiner le satinage de la surface avant enroulage de la bobine mère. Cette bobine mère est ensuite rembobinée sur une bobine-refendeuse afin de la diviser en bobines filles. Les bobines filles sont passées sous coupeuse pour obtenir le papier en feuilles. Suivent évidemment tous les contrôles de qualité effectués au sein d'un laboratoire.
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fabrication du papier sur forme ronde
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Au XIXe siècle, la machine à forme ronde servait à fabriquer les papiers spéciaux (emballage, paille ou filtre) et le carton. Plus petite et moins chère, elle était surtout l'apanage des petites entreprises familiales.
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texture parfaite et naturelle
La forme ronde donne au papier aquarelle un grain marqué et légèrement irrégulier, si bien que sa texture semble parfaitement naturelle. En outre, le papier jouira d'une haute résistance, d'un filigrane clair et précis et, le cas échéant, des fameux bords frangés.
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son fonctionnement
La machine à forme ronde fonctionne comme suit : la feuille va être élaborée sur un gros cylindre garni d'une toile métallique qu'on va en partie immerger dans la cuve qui contient la pâte à papier. L'effet de dépression permet à l'eau contenue dans la pâte de pénétrer à l'intérieur du cylindre, les fibres de pâte humide restant à la surface de la toile métallique. Les grands papetiers l'utilisent aujourd'hui pour les papiers de luxe. Idéale pour filigraner le papier, elle est aussi utilisée pour les papiers sécurisés. Dans le domaine des Beaux-Arts, elle peut conférer au papier une grande variété de grains qui comble les artistes pour l'aquarelle, la gravure, la lithographie, la sérigraphie et l'édition d'art.
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le marquage du papier
C'est une autre spécificité rendue possible uniquement par la machine à forme ronde. Il existe trois manières de �marquer le papier� :
Filigrane procédé le plus ancien qui consiste à fixer un motif en fil de laiton sur le tamis de la forme. La quantité de coton sera moins importante à cet endroit et le motif sera alors visible par transparence
La mollette une roue gravée en relief laisse une empreinte en creux sur le bord de la feuille.
Le timbrage à sec le marquage s'effectue en dehors de la machine grâce à un tampon en relief.
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